De Donnea à Yaoundé pour parler de transhumance transfrontalière

Du 10 au 12 juillet 2033, François-Xavier de Donnea a participé à la 2e Conférence internationale des Ministres sur la Transhumance Transfrontalière à Yaoundé au Cameroun.

Celle-ci visait à concrétiser et à renforcer la « Déclaration de N’Djamena » qui clôtura en janvier 2019 la première Conférence sur la Transhumance transfrontalière organisée à N’Djamena par F-X. de Donnea alors Facilitateur du PFBC.

Dans l’exposé qu’il a fait le 11 juillet, le Ministre d’Etat a mis l’accent sur les objectifs de la conférence :

« Cette Conférence ministérielle fera l’inventaire de l’évolution de la transhumance transfrontalière entre le Sahel et le Soudan d’une part et le Bassin du Congo d’autre part .
Elle devra aussi inventorier les mesures prises depuis janvier 2019 par les États de la sous-région précitée pour mieux organiser , sécuriser et canaliser les flux de transhumance Nord-Sud. Elle établira une feuille de route pour les prochaines années.
La déclaration de N’Djamena de janvier 2019 a souligné l’assise socio-culturelle de la transhumance originaire du Sahel et du Soudan qui contribue de longue date aux équilibres économiques et alimentaires des régions sahéliennes et de leur périphérie ».

Et de rappeler aussi les effets cumulés sur les dynamiques de la transhumance Nord-Sud :

  1. des changements climatiques qui aggravent l’aridité des principales zones de pâturages dans les régions sahéliennes,
  2. de l’accroissement des investissements financiers dans les cheptels qui contribue à l’augmentation de la taille et du nombre des troupeaux transhumants,
  3. de la persistance de foyers terroristes et de conflits armés dans plusieurs zones de la région,
  4. de la forte croissance démographique dans les pays sahéliens.

En raison de ces phénomènes, les dynamiques des transhumances entre le Sahel et le Bassin du Congo menacent les perspectives de développement socio-économique, de la paix et de la sécurité, ainsi que de la conservation des forêts et de la biodiversité dans les zones où elles ne sont pas suffisamment encadrées.
Ce constat est de plus en plus valable à ce jour.

FX. de Donnea

En tant que président d’African Parks Congo et du conseil d’administration du parc de la Garamba, le Ministre d’Etat est bien placé pour constater les pressions qu’exercent divers groupes de transhumants et de migrants sahéliens sur le Nord de la province du Haut Uele, ainsi que sur la biodiversité et les pâturages du parc de la Garamba.

« En juin 2022, j’ai visité dans la province du Bas Uele le quartier général de la réserve naturelle de Bili-Uere. J’y ai enregistré les sérieuses inquiétudes des responsables de la réserve face à la pression croissante de transhumants y entrant par la République centrafricaine.

Les gouvernements d’Isiro et de Buta, chefs-lieux de ces deux provinces, partagent ces inquiétudes. Les tensions entre les populations locales et les transhumants et migrants étrangers sont de plus en plus fréquentes et vives au fil du temps ».

A mon avis des flux croissants de transhumants, fuyant les problèmes climatiques et sécuritaires du Sahel, constituent à terme la plus grave menace pesant sur l’intégrité des forêts du Bassin du Congo, sur leur biodiversité et sur le bien-être de leurs habitants et riverains.

FX. de Donnea

« Pour y remédier, il est impératif que les États concernés s’accordent pour prendre des mesures d’encadrement et de sécurisation de la transhumance, notamment dans le cadre d’accords transfrontaliers. Par exemple, un accord de coopération RDC-Sud Soudan s’impose de toute urgence, pour assurer l’avenir des parcs de la Garamba , en RDC et de Lantoto, au Sud Soudan. Dès que possible un accord similaire RDC-RCA devra aussi être conclu ».

Et de souhaiter que cette Conférence produise une feuille de route très ambitieuse pour les prochaines années.

FX. de Donnea avec Juliette Biao, Directrice du Secrétariat du Forum des Nations Unies sur les Forêts.

F-X. de Donnea dénonce l’insécurité dans les parcs des Virunga et de la Garamba

En visite à Kinshasa pour assister aux Conseils d’administration des parcs nationaux de la Garamba et des Virunga, François-Xavier de Donnea a été reçu en audience par le Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Jean-Pierre Bemba, (photo ci-dessus), auprès de qui il a dénoncé l’insécurité qui régnait dans les deux réserves naturelles.

Compte rendu par Aurore Mudiayi Bukassa pour Belga.

« Les milices locales et les terroristes du M23 créent l’insécurité dans les parcs de Virunga et de Garamba, en République démocratique du Congo (RDC) », a dénoncé François-Xavier de Donnea, administrateur belge de ces parcs, reçu en audience mardi à Kinshasa, au ministère congolais de la Défense nationale.

« Nous essayons de sécuriser autant que possible la population locale. Pour le moment, nous sommes essentiellement victimes d’attaques des Maï-Maï et nous devons sans cesse repousser des attaques au nord, contre le personnel du parc de Virunga », précise encore M. de Donnea. « .

selon des propos rapportés par l’agence congolaise de presse (ACP, officiel).

   « Nous avons déjà perdu 15 gardes cette année. La situation au Haut-Uélé, dans le parc de Garamba, est pacifiée. Mais au parc de Virunga, la présence de milices locales, indépendamment de celle du M-23 qui est aussi extrêmement gênante, nous pose beaucoup de problèmes », a déclaré M. De Donnea, à l’issue de sa rencontre avec le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Jean-Pierre Bemba.

   La situation sécuritaire dans les deux parcs était au menu de leurs échanges, a précisé l’ancien ministre belge de la Défense. « L’essentiel de notre discussion a tourné autour des problèmes de l’insécurité au Nord-Kivu, et nous avons voulu informer le vice-Premier ministre Bemba des efforts que fait le parc de Virunga pour contribuer à la sécurisation au Nord-Kivu », a-t-il expliqué.

   Selon des observateurs, le secteur touristique peine à décoller dans l’Est de la RDC à cause de l’insécurité qui frappe presque tous les parcs nationaux, et principalement celui de Virunga.

   M. De Donnea était accompagné par Emmanuel de Mérode, Directeur du Parc national des Virunga, lors de sa rencontre avec le Président de la République démocratique du Congo, M. Félix Tshisekedi.

Regarder le reportage

F-X. de Donnea reçu par le Président Félix Tshisekedi

Orpaillage illégal, terroristes du M23 et projet d’accord de coopération entre la RDC et le Soudan du Sud sur les parcs nationaux des Garamba et de Lantoto étaient au menu des entretiens entre le Président Félix Tshisekedi et François -Xavier de Donnea, administrateur du parc des Virunga et président du parc de la Garamba.

François-Xavier de Donnea s’est rendu à Kinshasa en RDC, du 19 au 23 mars 2023 où il a participé à un colloque sur la Transhumance entre le Sahel et le Nord du Congo, organisé par le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo.

Le 23 mars, accompagné de l’ambassadeur du Royaume de Belgique en RDC, Joe Inkedeu, F-X. de Donnea a été reçu en audience par le Président Tshisekedi. Plusieurs sujets importants étaient à l’ordre du jour.

Rencontre avec le Président Félix Tshisekedi

Gestion des parcs nationaux des Garamba et de Lantoto

Ils ont d’abord discuté du projet d’accord de coopération entre la RDC et le Soudan du Sud. Celui-ci a pour but de rendre plus efficace la collaboration et la gestion entre le parc de la Garamba (Haut-Uélé) et le parc de Lantoto au Soudan du Sud, tous deux frontaliers. Le Président Tshisekedi a promis d’appuyer ce projet d’accord avec le Sud-Soudan.

Orpaillage illégal

François-Xavier de Donnea a ensuite exposé au Président le problème de l’orpaillage illégal. Cette exploitation nuisible faite par des étrangers, sous couvert des associations congolaises, utilisées comme paravents, pollue la rivière Kibali, à la limite sud du parc de la Garamba. La situation a retenu toute l’attention du Président.

F-X de Donnea a également pu discuter de cette question avec le vice-ministre des Mines, M. Motemona, pour examiner les mesures à prendre afin de lutter contre ces activités qui dégradent l’environnement.

Terrorisme dans les Virunga

Enfin, François-Xavier de Donnea a expliqué au Président Tshisekedi l’encerclement dont fait l’objet le parc par les terroristes du M23. Il a souligné les efforts de la Fondation Virunga, du Directeur du parc et des gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) qui ont empêché jusqu’à présent les forces du M23 d’occuper les installations stratégiques du parc, telles que la Centrale électrique de Matebe.

A Kinshasa, F-X de Donnea a aussi eu des réunions de travail avec le Directeur général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, M. Yves Milan Ngangay, concernant la situation dans les parcs des Virunga et de la Garamba.

Suivi de la Conférence de N’Djamena

Ces 16 et 17 décembre 2019, se tenait à Douala la ‘REUNION DES EXPERTS POUR LE SUIVI DE LA CONFERENCE DE N’DJAMENA’ (voir le programme).

Pour mémoire celle-ci avait pour but d’élaborer une stratégie pour la lutte contre le braconnage et autres activités criminelles transfrontalières dans la sous-région comprenant le Cameroun, le Niger, la RCA, la RDC, le Soudan, le Sud-Soudan et le Tchad. Ils furent assistés par de nombreux experts.

François-Xavier de Donnea, Facilitateur du PFBC, a prononcé le discours suivant :

Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amies, chers Amis.

Permettez-moi de vous saluer tous très cordialement en ce début de la réunion des experts pour le suivi de la Conférence qui ses tenue à N’Djamena du 23 au 25 janvier dernier.

Je tiens à remercier tout particulièrement pour leur présence ici ce matin Leurs Excellences Monsieur le Ministre Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune du Cameroun et président en exercice de la COMIFAC, ainsi que Madame la Ministre Rosalie Matondo, ministre de l’Economie forestière de la République du Congo et présidente en exercice de l’OCFSA. Mes remerciements s’adressent également à la Secrétaire Générale adjointe de la CEEAC, Madame Mfoula, aux Secrétaires Exécutifs de la COMIFAC, Monsieur Ngoye et de l’OCFSA, Monsieur Linjuom.

Je remercie également Son Excellence le Président de la République du Cameroun et son gouvernement qui ont autorisé l’organisation de cette réunion à Douala et ont veillé à sa bonne organisation.

Excellences,
Mesdames, Messieurs,

La Conférence internationale de N’Djamena a réuni des ministres en charge de la défense, de la sécurité et des aires protégées pour élaborer une stratégie pour la lutte contre le braconnage et autres activités criminelles transfrontalières dans la sous-région comprenant le Cameroun, le Niger, la RCA, la RDC, le Soudan, le Sud-Soudan et le Tchad. Ils furent assistés par de nombreux experts.

A l’issue des travaux, les ministres et les représentants des Etats adoptèrent la Déclaration de N’Djamena « sur la nécessité d’orienter les dynamiques régionales de transhumance par une meilleure prise en compte des enjeux de sécurité, de gestion de la faune et de dégradation croissante des écosystèmes suite aux changements climatiques » .

Cette importante Déclaration fait date. D’une part parce qu’elle est le fruit de travaux réunissant pour la première fois des ministres et experts « verts » et des ministres et experts de la défense et de la sécurité intérieure ; d’autre part, parce qu’elle définit la stratégie à mettre en œuvre au niveau de la sous-région pour encadrer les transhumances et neutraliser les groupes armés transfrontaliers qui se livrent au braconnage et s’attaquent aux populations.

Depuis janvier dernier, deux initiatives importantes ont vu le jour dans la ligne de la Déclaration de N’Djamena.

Le 30 octobre dernier, le ministre des Forêts et de la Faune du Cameroun a signé le Protocole Spécifique de Lutte Anti-Braconnage relatif à l’Accord de Coopération Tripartite Cameroun-RCA-Tchad et le protocole Spécifique Ecodéveloppement relatif à l’Accord de Coopération Binational BSB Yamoussa Cameroun-Tchad.

Les 17 et 18 mai derniers des délégations de la RDC et du Sud Soudan se sont rencontrées sous ma présidence au QG du parc de la Garamba à Nagero (Haut Uele) pour identifier les collaborations souhaitables en matière de lutte anti-braconnage entre les parcs limitrophes de Lantoto et de la Garamba. Des contacts entre les dirigeants des deux parcs préparent une seconde réunion au printemps à Kinshasa. Elle devra déboucher sur la conclusion d’un accord de coopération entre les deux pays.

Début novembre, je me suis rendu à la réserve de Chinko en RCA. J’y ai eu des entretiens avec le ministre des Forêts de la RCA et avec la direction de la réserve sur la problématique de la transhumance dans la région. Je me suis rendu au cours du même voyage en Haut Uele. Les tensions avec les Mbororos y sont vives. Je suis revenu de ces deux visites avec la conviction que les flux croissants de transhumance sont de moins en moins soutenables, tant du point environnemental qu’humain. Les tensions entre transhumants et sédentaires risquent d’être de plus en plus violentes, tant le long des parcours des troupeaux, que dans les zones de pâturage. Les écosystèmes de ces zones risquent de subir des dégâts de plus en plus importants et irréversibles.

A l’avenir il faudra donc non seulement œuvrer à l’encadrement des transhumants, mais aussi à la régulation de la taille des troupeaux dans les pays d’origine. Il y va de l’intérêt de tous et notamment des propriétaires de troupeaux. Si ceux-ci continuent à croître, le risque sera de plus en plus grand de les voir attaqués, sinon massacrés.

Je pense donc qu’il est urgent que les Chefs d’Etat de la sous-région se réunissent pour prendre des mesures permettant de réguler la taille des troupeaux, afin que la transhumance reste soutenable tant pour les couloirs de transit, que pour les régions de pâturages. Eux seuls pourront régler ce problème, vu le poids politique et économique des grands propriétaires de troupeaux.

Ceci dit, Mesdames et Messieurs, je vous souhaite des débats féconds. Votre travail est compliqué, car vous devez proposer des solutions opérationnelles et diplomatiques à des problèmes complexes et politiquement sensibles..

Je vous remercie de votre attention.

F-X de Donnea au Forum international sur les chaînes d’approvisionnement vertes des produits de l’industrie forestière

François-Xavier de Donnea a participé au Forum international sur les chaînes d’approvisionnement vertes des produits de l’industrie forestière organisé à Shanghai du 20 au 24 octobre 2019. 

L’événement était co-organisé par des partenaires chinois et internationaux: la Global Green Supply Chain chinoise (GGSC) et l’Association technique internationale des Bois tropicaux (ATIBT).

Facilitateur du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, il a pris la parole lors de la session sur « le rôle de l’industrie du bois pour le changement climatique et le développement » et fut modérateur lors de la session « state and future of the Congo Basin Forests ».

Les partenaires chinois prennent conscience de l’importance de la gestion durable des forêts, pour éviter un épuisement précoce de ressources financièrement rentables

Seul un faible pourcentage des ressources forestières sont exploitées durablement. La biodiversité des forêts est touchée. La Chine absorbe environ 70 % des exportations de bois d’Afrique centrale (CEEAC). Cependant, aucune organisation publique ou privée chinoise ne fait partie des organisations internationales (ATIBT et PFBC).

La tenue du Forum à Shanghai avait donc pour but d’associer les principaux importateurs de bois et forestiers chinois aux efforts de l’ATIBT et du PFBC pour généraliser l’usage de codes de bonne conduite par les entreprises chinoises, actives notamment en Afrique centrale.

François-Xavier de Donnea a encouragé les partenaires chinois à rejoindre le PFBC. En avril dernier, il avait déjà eu l’occasion de présenter cet organisme et l’intérêt que la Chine aurait à le rejoindre, à différents partenaires chinois rencontrés à Pékin en marge du deuxième forum de la Belt and Road Initiative.

 

 

 

 

Développement durable: François-Xavier de Donnea participe au 2e Forum International sur la Route de la Soie

Trade flows, including those along the Belt and Road, should comply with international environmental, fiscal and social norms that are imbedded in international rules and that are in line with our commitments for the UN 2030 Agenda for Sustainable Development. 

François-Xavier de Donnea a représenté la Belgique, ces 25 et 26 avril, à Pékin au deuxième forum international sur la Route de la Soie (Belt and Road Forum).

A cette occasion, il a eu un entretien avec le vice-ministre de l’Ecologie et de l’Environnement, M. Zhao Yingmin.

François-Xavier de Donnea, qui participait au panel  sur la « Green Belt and Road», y a prononcé l’intervention suivante :

« I would like to thank the organizers of this Green Silk Road panel, the Ministry of Ecology and Environment and the National Development and Reform Commission of China, for giving me the opportunity to address this distinguished audience, on behalf of the Government of Belgium.

Almost two years ago, at the occasion of the First Belt and Road Forum, President XI Jinping already recognized the importance of green development in order for the Belt&Road Initiative to be truly sustainable and conducive to inclusive development and benefits for all.

Let me just briefly quote him : “We should pursue the new vision of green development and a way of life and work that is green, low-carbon, circular and sustainable. Efforts should be made to strengthen cooperation in ecological and environmental protection and build a sound ecosystem so as to realize the goals set by the 2030 Agenda for Sustainable Development”.

Belgium very much adheres to President XI Jinping’s concerns. It is important  to turn the Belt and Road Initiative into an open and inclusive cooperation mechanism which functions according to market principles and in respect for international norms and standards. All countries involved have to be able to collect the fruit of developed projects in a framework that encourages responsible economic governance by all.

Trade flows, including those along the Belt and Road, should comply with international environmental, fiscal and social norms that are imbedded in international rules and that are in line with our commitments for the UN 2030 Agenda for Sustainable Development. 

As former Minister for Development Cooperation and today Facilitator for the Congo Basin Forests Partnership, I would like to underline the importance of an environment-friendly and inclusive development path, in order to fulfill the commitments of the 2030 Agenda for Development.

Belgium therefore welcomes the growing and important role of China on environmental issues, natural resources and biodiversity, including through hosting a number of important meetings: this thematic panel, Green Silk Road, the  International Tropical Timber Technical Association next October or the Conference of Parties to the Convention on Biological Diversity in 2020.

Last month, UNEP published its 6th Global Environmental Outlook. Its message is clear: A healthy environment is the best foundation for economic prosperity, human health and well-being. Yet, our planet is increasingly polluted and affected by the adverse effects of climate change. Biodiversity is dramatically receding, environmental degradation becomes widespread.   Urgent action is needed and at an unprecedented scale, to address this situation.

For doing so, we have our compass :  the Agenda 2030 for Sustainable Development and the Paris Agreement on Climate Change. Yet, more ambition is needed, and urgently, if we want to reverse the actual trend and address issues like land degradation, biodiversity loss, air pollution, climate change and resource efficiency.

The upcoming UN Climate Action Summit and SDG Summit next September will be instrumental in this regard. And we also expect the upcoming 15th Conference of the Parties of the Convention on Biological Diversity that will take place here in China to play a similar role by agreeing on an ambitious and realistic post-2020 global biodiversity framework.

Nationally, China has come a long way on tackling air pollution, devising new norms on environmental issues. The same determination is also needed on the international scene, in the BRI framework and elsewhere.

Incremental sector-specific policies alone will not suffice. Environmental considerations need to be mainstreamed into social and economic decisions at all levels in order to enable synergies and avoid potential trade-offs between development targets.

Take infrastructure, which is at the heart of the Belt and Road Initiative, as an example. Infrastructure is linked to all  Sustainable Development Goals. It provides opportunities for employment creation, income generation and economic growth. Yet, if poorly conceived and executed, infrastructure projects  can all too easily yield negative impacts on the environment, on ecosystem integrity and quality, on human health and efforts to address consequences of climate change. Infrastructure development will only deliver optimal and lasting social, environmental, and economic outcomes if the need to mitigate its negative environmental impact is recognized as part and parcel of the decision-making throughout the whole infrastructure life cycle. This is what Greening the Belt and Road Initiative should be about: about promoting integrated approaches, promoting nature-based solutions, applying internationally accepted environmental and social safeguards, standards and assessment methods, about avoiding technological lock-ins or highly fossil-fuel intensive projects, about demonstrating sustainable business cases, …

Another example of the importance we attach to integrated approaches and mainstreaming may be found in our work in the Context of the Congo Basin Forest Partnership, where Belgium has taken up the facilitatorship for the period 2018-2019.

This organization brings together 114 members, including the ten member States of the COMIFAC, the major Donors, representatives of the research Community, of the private sector, of international NGO’s and of the civil Society. Together they promote better governance of the Congo Basin Forests and the preservation of their biodiversity.

I hope that China will consider joining the CBFP in the near future.

The responsible management of natural resources and the sustainable protection of the environment and of biodiversity are one of the priorities of Belgium’s foreign policy in Africa. The preservation of endangered species and of forest resources is threatened by poaching and the corruption which facilitates it. By promoting illegal trade, corruption also weighs on the development of local communities. More broadly, it threatens governance and security in these regions by enabling the funding of criminal networks and armed groups. To prevent and fight wildlife and forest crime, sophisticated criminal networks need to be dismantled. Therefore, Belgium and the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) have recently signed a new funding agreement worth two million euros to for increased support to African countries, including the Central African region, with a focus on the Democratic Republic of the Congo (Virunga Park), Uganda, Chad and Cameroon. This pledge reflects Belgium’s strong commitment to combatting illegal wildlife trafficking, which requires a global approach and international cooperation between source countries and importing countries.

I would like to conclude by underlining the important role China should play in the international efforts for a sustainable management of natural resources and the protection of biodiversity.  In Africa, and elsewhere along a Green Silk Road. »

Cliquez ici pour voir le reportage sur CGTN français.

En compagnie de Marc Vinck, ambassadeur de Belgique à Pékin.

 

 

 

En mission au Gabon, le facilitateur du PFBC s’enquiert des menaces transfrontalières pesant sur les ressources forestières et la biodiversité du Bassin du Congo

Du 06 au 8 mars 2019, François-Xavier de Donnea a effectué une mission de travail au près des hautes autorités du Gabon en vue de faire le point sur les menaces transfrontalières pesant sur les ressources forestières et la biodiversité dans la sous région et de présenter les actions et perspectives du PFBC à cet égard.

Ce fut pour lui l’occasion de s’entretenir avec divers autorités du pays, notamment Ministre des Affaires étrangères, Son Excellence M. Guy Kambongo AbduRazzaq, le Vice-président de la République, son Excellence M. Pierre Maganga Moussavou. Ce dernier a réaffirmé l’engagement du chef de l’État qui souhaiterait voir les sociétés forestières et les grandes plantations investir dans l’amélioration du niveau de vie des populations riveraines de leurs zones d’exploitation, surtout en ce qui concerne l’amélioration de leur habitat. Pour Son Excellence Maganga Moussavou, le développement économique et social des habitants des forêts et des riverains des aires protégées est la condition première de leur protection et de leur survie. Un point de vue partagé par le Ministre d’État, chargé des Forêts, de l’Environnement et du Plan Climat, son Excellence M. Guy Mapangou qui a détaillé les différentes mesures prises par le chef de l’État et le gouvernement gabonais pour assurer une exploitation durable des forêts.

François-Xavier de Donnea a également rencontré  M. Lee White, Secrétaire exécutif de l’Agence nationale des Parcs nationaux du Gabon. Le braconnage et l’exploitation illégale du bois dans les aires protégées ont été évoqués, ainsi que l’orpaillage illégal qui s’est développé et entraîne la pollution par le mercure de plusieurs rivières. M. White a souligné la nécessité de mettre en œuvre des mécanismes pour gérer l’arrivée illégale croissante des « réfugiés climatiques » qui portent atteinte à l’intégrité des forêts gabonaises et à leur biodiversité.

Enfin, Mme Jacqueline Van De Pol, représentante de l’ATIBT (Association Technique Internationale des Bois Tropicaux) à Libreville lui a confirmé que l’ATIBT se réjouissait de voir que plusieurs sociétés forestières aux capitaux chinois commencaient à s’engager dans la certification vérifiée.

Compte-rendu complet sur :https://pfbc-cbfp.org/actualites/items/PFBC-GABON.html

© PFBC

 

 

Collaboration fructueuse en vue entre le PFBC et l’ONU Afrique centrale concernant le changement climatique, le braconnage …

François-Xavier de DONNEA, Facilitateur du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) a été reçu le jeudi 7 mars par le Représentant spécial/Chef de l’ONU Afrique centrale (UNOCA), M. François Louncény Fall.

L’occasion pour eux d’évoquer les perspectives de coopération, y compris dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, le braconnage et toutes les autres activités criminelles transfrontalières.

En savoir + http://pfbc-cbfp.org/actualites/items/UNOCA-PFBC.html

© UNOCA

A Malabo, François-Xavier de Donnea participe à un atelier sur le climat

Début mars, François-Xavier de Donnea s’est rendu à Malabo (Guinée Équatoriale) pour prendre part à l’atelier du Groupe de travail ‘Climat’ de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). L’objectif général de l’atelier était d’examiner les opportunités d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de Paris dans les pays de l’espace COMIFAC et également de passer en revue les différents projets régionaux déjà initiés.

Lire :
Allocution de François de Donnea à Malabo

Pour télécharger la feuille de route adoptée à l’issue de l’atelier ou en savoir +: http://pfbc-cbfp.org/actualites/items/COMIFAC-PFBC-NC.html

© PFBC

La Déclaration de Bruxelles ; un engagement pour une gestion durable des forêts du Bassin du Congo

A l’initiative de François-Xavier de Donnea, Facilitateur, la 18è Réunion des Parties du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo s’est déroulée à Bruxelles, les 27 et 28 novembre dernier, en présence de S.A.R. la Princesse Esmeralda de Belgique et du Premier Ministre, Charles Michel.

Représentant les milieux scientifiques, académiques, politiques, les Institutions internationales, les ONG, la société civile des zones concernées et les médias, plus de 450 personnes participèrent aux différents ateliers et à la séance plénière.

Le thème de cette rencontre se focalisait sur ‘L’avenir durable pour les forêts du Bassin du Congo, leurs habitants, leur faune et leur flore’. Outre la qualité et la richesse des échanges, la 18è Réunion des Parties du PFBC a permis de déterminer des engagements importants pour le futur de cette région, engagements coulés dans ‘La Déclaration de Bruxelles’ (Lire le reportage paru dans Afrique Environnement Plus).

Déclaration de Bruxelles
18è Réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo

Les pays et organisations membres du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, réunis à Bruxelles dans le cadre de la 18è réunion des Parties, auxquels s’associent les participants au dialogue politique de haut niveau organisé à cette occasion par la facilitation belge du PFBC :

A.  Rappellent que les forêts du Bassin du Congo, qui forment le second massif forestier tropical de la planète  et  s’étendent  sur  deux  millions de km2,  sont  le  cadre  de  vie  de  trente  millions  de personnes, constituent un pôle de biodiversité unique au monde, contribuent aux efforts globaux
en vue de l’atténuation du changement climatique et représentent un réservoir de ressources renouvelables pour le développement durable des pays d’Afrique centrale;
B.  Estiment que, gérées durablement en tant que ressources renouvelables, notamment dans les aires  protégées,  ces  forêts  sont  à  même  de  constituer  un  formidable  vecteur  de  croissance économique  et  de  création  de  richesses  pour  les  populations  actuelles  et  futures  des  pays d’Afrique centrale ;
C.  Soulignent  que  la  mise  en  œuvre  de  cadres  de gouvernance  efficaces,  impliquant  une participation active de la société civile, des peuples autochtones, des communautés locales, des femmes et des jeunes, est nécessaire pour protéger le potentiel des forêts du bassin du Congo et pour  empêcher  un  appauvrissement  irrémédiable  de  leur  biodiversité  abondante  et exceptionnelle;
D. Réaffirment leur engagement permanent à œuvrer à la conservation et à la gestion durable des forêts du bassin du Congo, de la riche biodiversité qu’elles abritent, et de leur potentiel pour améliorer les conditions et les modes de vie de toutes les populations qui, localement et à travers le monde, bénéficient de leurs ressources et de leurs services éco systémiques ;
E.  Réaffirment:
  L’importance  à  accorder  à  une  application  efficace  des  cadres  juridiques  et réglementaires nationaux, qui doivent constituer le principal pilier de gouvernance pour entretenir les valeurs économiques, biologiques et culturelles des ressources naturelles renouvelables des forêts du bassin du Congo ;
  Le rôle de la gestion durable des forêts dans le contexte des efforts globaux pour lutter contre le changement climatique ;
  L’importance  du  fonctionnement  efficace  des  organisations  régionales  dédiées  à  la conservation des forêts d’Afrique centrale et de leurs valeurs, et considèrent à cet égard les engagements pris par les Etats d’Afrique centrale dans la déclaration de Yaoundé (1999),  dans  le  traité  instituant  la  COMIFAC  (2005)  et  dans  la  décision  faisant  de  la COMIFAC un organisme spécialisé de la CEEAC (2007) ;
F.  Considèrent  que  les  partenariats  entre  pays  d’Afrique  centrale  et  avec  la  communauté internationale, en ce compris les financements, jouent un rôle essentiel dans les efforts que ces pays mettent en œuvre pour conserver et gérer durablement leurs ressources naturelles;
G. Considèrent  que  les  nombreuses  conventions  et  initiatives intergouvernementales, internationales  et/ou  régionales  consacrées  au  développement  durable  à  l’échelle  globale peuvent d’une part renforcer les efforts nationaux et les partenariats bilatéraux qui appuient la mise en œuvre de cadres de gouvernance propices à la gestion durable dans les forêts du Bassin du Congo ; et d’autre part contribuer à la réalisation des objectifs du développement durable ;

1.  En  ce  qui  concerne  les  efforts  de  conservation  et  de  gestion  durable  des  écosystèmes,  de  la biodiversité et des exceptionnelles ressources fauniques des forêts du Bassin du Congo :
  Notent que le Conseil de sécurité des Nations Unies a établi que le trafic d’espèces sauvages issues des forêts du Bassin du Congo alimente les conflits et menace la sécurité régionale et nationale. Le trafic des espèces sauvages et l’exploitation des ressources naturelles peuvent également financer des milices et des groupes armés ;
  Soulignent  l’importance  de  mettre  en  œuvre  des  efforts  intersectoriels  concertés  en  vue  de combattre  le  braconnage  transfrontalier  en  Afrique  centrale,  en  mobilisant  notamment  les Ministères chargés de l’Environnement et des Forêts, de la Défense, de l’Agriculture, ainsi que les Ministères de la Justice et de l’Intérieur ;
  Soulignent que les pays destinataires des trafics et les agences internationales (telles que la CITES) ont un rôle dans la mise en œuvre d’approches visant à améliorer la surveillance, à dissuader les trafics, et à appuyer les cadres opérationnels sous‐régionaux de lutte anti‐braconnage ;
  Rappellent que l’exploitation forestière illégale et les autres pratiques illégales d’exploitation des terres et des ressources naturelles menacent les forêts du bassin du Congo, affaiblissent l’état de droit et peuvent également constituer une source de conflits ;
2.  En ce qui concerne la contribution du secteur privé à la gestion durable des forêts et des autres ressources naturelles exploitées dans le bassin du Congo :
  Encouragent  le  secteur  privé  à  œuvrer  dans  la  transparence  et  à  participer  aux  initiatives d’encadrement  volontaire  des  bonnes  pratiques  qui  existent  dans  la  plupart  des  secteurs économiques impactant les forêts du bassin du Congo;
  Soulignent  que  le  développement  de  modèles  économiques  durables  par  le  secteur  privé nécessite des cadres politiques, juridiques et fiscaux clairs et stables, notamment en matière d’aménagement du territoire, et encouragent les pays d’Afrique centrale et leurs partenaires internationaux à œuvrer en ce sens ;
3. En ce qui concerne les efforts communs déployés dans le bassin du Congo pour lutter contre le changement climatique :
  Encouragent  la  coordination  et  la  cohérence  des  stratégies,  des  programmes  d’appui  et  des mécanismes de financement, selon les cas, dans les pays du Bassin du Congo, notamment au niveau du processus REDD+ (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation), de la formulation des CDN (Contributions Déterminées au niveau National, dans le cadre de l’Accord de Paris), et de la mise en œuvre du défi de Bonn (restauration des paysages forestiers) ;
  Mettent  en  exergue  le  rôle  clé  des  tourbières  du  bassin  du  Congo  dans  les  stratégies d’atténuation et d’adaptation, et appellent à l’adoption d’approches pour leur gestion durable;
4.  En ce qui concerne la contribution de la recherche scientifique et des institutions de formation à la conservation et à la gestion durable des forêts du bassin du Congo :
  Se réjouissent de la diversité des initiatives de recherche visant à améliorer les connaissances sur les  dynamiques  biologiques  et  environnementales  qui  conditionnent  le  maintien  et  le
renouvellement des ressources naturelles des forêts du Bassin du Congo ; notamment en ce qui  concerne la contribution de ces forêts aux efforts d’atténuation du changement climatique ;
  Apprécient et encouragent les efforts communs des organismes de recherche et des institutions de formation des pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique visant à avoir recours à une stratégie commune  et  à  mettre  en  place  un  réseau  international  spécifiquement  dédié aux études interdisciplinaires sur la valorisation et la préservation des ressources naturelles des forêts du Bassin du Congo.